mercredi 14 mars 2012

Un premier avis une de nos dernières publications : ... La bibliophilie !

Déjà une première publication concernant le livre d'Anne Lamort, que nous venons juste de publier !
'Tout ce que vous avez toujours savoir sur la BIBLIOPHILIE sans jamais avoir osé le demander", d'Anne Lamort :

dimanche 11 mars 2012

"Hong Kong : La vie, etc.", une nouvelle exposition du Musée Ipaginaire

Les nouvelles vues du Hong Kong contemporain, par Adrien Roger, qui nous présente ici deux facettes de la réalité quotidienne de chacun : le travail et le repos ...

On vous dévoile aussi ....

En avant-première, voici la couverture du recueil de poèmes de Michel Bourlet, illustré magnifiquement par Marc Beaulieux.

L'Orpheline, ou les chemins de la joie

À découvrir au Salon du Livre et en librairies dès vendredi 16 mars 2012 ...




"Diderot disait : « Mes pensées, ce sont mes catins…». Comme je le comprends ! Mais, pour le séduire, ces dames se mettaient en frais. Je n’ai pas ce bonheur. Je dois les saisir à la naissance, toutes nues, toutes vilaines, blanchâtres comme des larves d’insectes. Et elles exigent de moi les soins d’une mère tendre, un environnement douillet, une patience à toute épreuve, que sais-je encore ! Non que toutes deviennent des libellules ou des papillons, loin s’en faut ! Il en est de triviales, de grotesques, de patibulaires, et aussi des naines, des avortons ; je ne choisis pas ; parfois même, je tente de sauver une pauvre chose, une erreur de la nature : en compagnie de demoiselles toutes pleines de grâces, je périrais d’ennui. Vrai, je n’élimine que les venimeuses. Quant à mes favorites, hélas ! victimes de mon acharnement à évider leurs contours, à souligner leurs traits, à peine ont-elles pris forme que déjà elles meurent. Alors je les embaume, je les dépose au rayon des souvenirs, les années passent, je crois les avoir oubliées.
Et pourtant, cette Orpheline…"

lundi 5 mars 2012

Les Voyages du Docteur Dolittle : Cela se précise !

Fin du suspens "visuel" : voici la couverture du livre de Hugh Lofting, Les Voyages du Docteur Dolittle, disponible la semaine prochaine !


Pour en savoir davantage sur ce livre, rendez-vous sur notre site web, à l'adresse précise suivante :  http://www.ipagine.com/livres-jeunesse/87-les-voyages-du-docteur-dolittle--9782953354966.html

jeudi 1 mars 2012

De nouvelles dédicaces pour le Salon du Livre !

Voici le programme complet des dédicaces du Salon du Livre !

- Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la bibliophilie sans jamais oser le demander, d'Anne Lamort Vendredi 16 mars, 16h.
- L'Orpheline, de Michel Bourlet avec des illustrations de Marc Beaulieux, Samedi 17 mars à 15h.
- Les Voyages du Docteur Dolittle,de Hugh Lofting, traduit et annoté par Anne Struve-Debeaux, avec des illustrations d'Alessandra Laneve, Samedi 17 mars à 18h.
- Sous Influence d'Alex Stania, Dimanche 18 mars à 11h.
- L'Homme à la Proposition d'Or de Jean-Marie Nicolle, et Le Traité du béryl traduit et annoté par Maude Corrieras, Dimanche 18 mars à 11h30.
- La Cerise et le Dragon, de Lauriane Hillion, avec des illustrations de Makiko Takei, Dimanche à 15h.

mercredi 29 février 2012

Salon du Livre 2012 : Le Programme se précise !

Voici le programme des Dédicaces de nos auteurs et illustrateurs sur notre stand Z60 :

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la bibliophilie sans jamais oser le demander, d'Anne Lamort Vendredi 16 mars, 16h.
L'Orpheline, de Michel Bourlet, avec des illustrations de Marc Beaulieux, Samedi 17 mars à 15h.

Les Voyages du Docteur Dolittle, traduit et annoté par Anne Struve-Debeaux, avec des illustrations d'Alessandra Laneve, Samedi 17 mars à 18h.

La Cerise et le Dragon, de Lauriane Hillion, avec des illustrations de Makiko Takei, Dimanche 18 mars à 15h.

jeudi 2 février 2012

À propos de la suppression des épreuves de culture générale ...

La Société française de philosophie avait publié en octobre 2009 un Communiqué sur la culture générale et les humanités dans l'enseignement, dont nous regrettons hélas, plus de deux ans après, l'actualité...
Nous avons choisi de reproduire ce texte dans son intégralité ici, avec l'accord de la Société française de philosophie, que nous remercions pour ce geste.

"La suppression envisagée de l'épreuve de culture générale dans nombre de concours de recrutement de la fonction publique (ou même sa limitation) expose la nécessaire démocratisation de l'enseignement et de l'accès à des charges publiques à un risque de grave perversion. Cette perversion consiste en un populisme culturel jugeant en fait les enfants du peuple incapables de soutenir les exigences de l'élévation au-dessus de soi constitutive de la vraie culture. Une telle libération spirituelle des situations réelles, natives ou acquises (pratiques coutumières ou connaissances transmises), toujours particulières, s'opère à travers leur relativisation, à effet critique, par la culture générale. Celle-ci permet alors à chaque homme de s'universaliser et, en devenant ainsi en lui-même l'Homme, de mieux s'accorder avec les autres hommes.
Assurément, la culture générale n'est une culture réelle que si, en premier lieu, elle se nourrit de la réalité particulière des formations et disciplines spéciales, scientifiques ou techniques, au plus loin d'un bavardage formel. Et que si, en second lieu, elle se définit par une assomption actuelle des trésors offerts par l'humanité passée. Mais ce souci d'une réalisation présente d'elle-même fait que son effort d'unification ou synthèse d'un esprit de plus en plus spécialisé et dispersé, au sein d'un monde en proie à une complexification accélérée, est de plus en plus indispensable et doit être de plus en plus intense. Ce n'est donc pas moins, mais plus de culture générale qu'il faut insérer dans la formation.
Il le faut notamment dans la formation initiale des lycées, et cela d'autant que les enseignements traditionnels de culture générale qui la couronnaient dans ce que l'on appelait autrefois les classes de rhétorique et de philosophie y ont été réduits. Ils constituaient une véritable propédeutique secondaire à l'enseignement supérieur. Cette propédeutique serait à recréer, dans les conditions du présent. Et, celles-ci étant ce qu'elles sont, sans doute serait-il bon de la prolonger et d'en redoubler les heureux effets en rétablissant aussi, au début des études supérieures, une propédeutique proprement universitaire scellant la continuité, à travers leur stimulante différence alors maîtrisée, de deux étapes essentielles de l'unique formation de l'esprit. Puisque, si la pensée se réalise dans les savoirs, toujours déterminés, ceux-ci ne progressent que par la pensée, toujours universalisante, la réduction de la culture générale, accoutumance systématique à l'acte de penser, bien loin de favoriser l'intégration culturelle, compromettrait donc à la fois le développement de la culture et celui du savoir.
La Société française de philosophie tient donc à rappeler que tout enseignement, s'il veut rester un opérateur de liberté, est nécessairement lié à la culture générale et aux humanités. Prises au sens large, qui concerne aussi les sciences et les techniques, les humanités désignent des parcours où, en apprenant des choses et des idées, on s'instruit en même temps de la pensée qui en rend la saisie possible. Sous prétexte que trop d'enfants ne maîtrisent pas bien l'oralité d'une langue maternelle, faut-il que l'école se borne au parler nourricier et renonce à toute langue littéraire ? Sous prétexte de rendre habile au calcul, faut-il renoncer à enseigner la démonstration ? Sous prétexte de faire entendre la prose, faut-il rendre sourd au vers ? Sous prétexte d'étudier les choses, faut-il priver la pensée de sa propre réflexion ? Il faut au contraire réaffirmer l'inverse : sans l'étrangeté de la langue littéraire, il n'y a plus de langues, mais des idiomes ; sans démonstration, il n'y a plus de mathématiques, mais des procédés ; sans le vers, la prose elle-même devient inaudible ; et une pensée qui renonce à se penser n'est plus une pensée."

S'il fallait y ajouter encore des arguments, on reprendrait les nombreux plaidoyers de Jacqueline de Romilly qui croyait si fortement en l'actualité de la grandeur de l'homme telle que décrite par les Grecs  :

"Le sens de la grandeur humaine est un but, une conquête, un effort toujours renouvelé auquel un homme digne de ce nom doit consacrer toutes ses forces [...]" (cf. La Grandeur de l'homme au siècle de Périclès)

De quelle grandeur humaine parlons-nous ?
Qu'est-ce qui remplacera la culture générale et les humanités, si elles viennent à disparaître?

Faudrait-il considérer que nous n'avons plus besoin de la culture et des humanités parce que, à l'heure d'internet, nous avons à portée de doigts toutes les données, immédiatement, et 24h sur 24 ?

Comment aiguiser le "goût de l'effort", et de l'effort "renouvelé", de surcroît, dans un monde ludique où, en surfant, on peut (croire) trouver tout ce dont nous avons "besoin" ?
"À quoi bon s'efforcer?", tendre de tout son être vers des connaissances héritées de mondes inactuels, démodés, dépassés?

Tel est bien le risque d'un tel raisonnement : faire glisser le patrimoine humain transmis par l'enseignement de la culture générale et des humanités dans le domaine de l'"inutile", du détail dont chaque homme pourrait se passer ...

Le goût de l'effort tend à s'amenuiser à mesure qu'augmente le sentiment de toute puissance lié aux illusions d'une connaissance toute "consommable", dans une sorte de supermarché des connaissances, où l'on pourrait contenter son besoin immédiat en parcourant des pages en diagonale, copiant/collant le prédigéré (voire l'indigeste...) nécessaire à un usage temporaire, (f)utile,immédiat, n'exigeant pas de lentes (re)lectures.

La tentation est d'autant plus grande de se laisser griser par ce grand vent, qu'on entretient par là une paresse facile et confortable. À trop vouloir papillonner sans rien fixer, à se nourrir d'approximations, c'est un embryon d'elle-même que la tête (même bien faite) tend à laisser, affamé, derrière elle.

On ne construit pas de murs solides sans matériau à assembler, à fixer. La culture générale propose des matériaux (ceux de notre patrimoine humain...) de cet ordre,  pour que chacun de nous puisse se les approprier, les partager, les échanger, mais être et agir dans le monde...  Pour bâtir un monde solide.

Si grande soit"la tentation de l'amnésie culturelle" (J. de Romilly, encore!), il est de notre devoir de résister à la suppression de la culture générale et des humanités, pour permettre à l'homme de demain de continuer de s'épanouir en tant qu'Homme et de répondre aux exigences de sa nature.


Maude Corrieras

*Vous pouvez également retrouver le texte de la Société Française de Philosophie sur le site internet de l'auteur : http://www.sofrphilo.fr/?idPage=32